4 mai 2017

Dernièrement, le Conseil du bâtiment durable du Canada a produit un cadre de référence pour les bâtiments à carbone zéro de type commercial, institutionnel ou multifamilial.

Le document comprend les conclusions retenues suite à la mise en place d’un groupe de travail et présente cinq principes. Il ne s’agit pas de nouvelles idées, mais il y a une bonne synthèse des points à considérer.

Tout d’abord, un bâtiment à carbone zéro, par définition, produit ou se procure suffisamment d’énergie renouvelable sans carbone, afin de compenser ses émissions annuelles pour en arriver à un bilan nul. Une des cinq composantes est donc l’exigence de générer ou d’acheter une énergie renouvelable. Les quatres autres mettent de l’avant l’utilisation de différents indicateurs.

Malheureusement, l’emplacement des bâtiments n’est pas abordé. C’est pourtant un élément très important, surtout sous un angle de réduction du carbone. De plus, l’outil présenté concerne les nouveaux bâtiments, trop souvent construit loin des centres ; dans un contexte d’étalement urbain, c’est encore plus pertinent de réfléchir à la question de la localisation des bâtiments. À titre d’exemple, il faut savoir que les citoyens en périphérie de Montréal émettent de 26% à 47% plus de gaz à effet de serre par habitant que ceux qui se trouvent sur l’île. C’est le résultat du mode de vie des citoyens qui ont fait le choix de s’éloigner. Si les bâtiments résidentiels sont loins des grands centres et que l’offre de transport en commun est insuffisante, c’est ce qui mène à une hausse du transport par automobile, en solo. Il devient donc indispensable de considérer la localisation d’un bâtiment comme un critère essentiel.

Il y a des points positifs à l’outil présenté, notamment l’utilisation d’indicateurs. Entre autres, il y a un indicateur d’intensité énergétique basé sur les facteurs d’émissions régionaux, plutôt que nationaux. C’est justifié par le fait que c’est plus réaliste et qu’il est ainsi plus facile d’intégrer la considération aux cadres réglementaires locaux. Les principes passifs sont mis de l’avant et il est rappelé qu’un suivi de l’énergie intrinsèque des matériaux doit être effectué. La demande de pointe est aussi un aspect abordé. À noter qu’il existe déjà des outils permettant de comparer sa consommation d’énergie chez Hydro-Québec, comme « Comparez-vous ». Également, nous avons développé un outil pour connaître le bilan carbone énergétique d’un bâtiment.

Pour mieux évaluer vos pratiques, n’hésitez pas à combiner plusieurs stratégies pour inclure diverses considérations et comparer les résultats. Vous pouvez, en plus des outils mentionnés, utiliser « Walk score », un indice qui produit une cote selon la proximité des services et qui vous aide à trouver un emplacement idéal dans une optique de réduction des gaz à effet de serre.

Pour en savoir plus :

Walk score

Outil Écobâtiment

Hydro-Québec Comparez-vous

Cadre de référence sur les bâtiments à carbone zéro 

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