1 novembre 2016

Dernièrement, chez Écobâtiment, une courte étude sur l’utilisation de bois d’ingénierie comme revêtement extérieur a été réalisée. La règlementation d’une ville n’autorise actuellement, et sur certaines zones très spécifiques, que les matériaux a priori nobles et écologiques, comme le bois ou la brique d’argile. Or, dernièrement, il a été question de modifier cela afin d’accepter également des revêtements de de bois d’ingénierie.

Le bois d’ingénierie se présente sous la forme d’un panneau dur, qui s’obtient en liant plusieurs couches de fibre de bois sous l’effet de la chaleur et de la pression. Il contient entre 84% et 95% de fibres de bois, environ 3,5% de paraffine, 2,5% de résine phénol-formaldéhyde solide, 2% de sulfate d’aluminium et une faible quantité (moins d’1%) d’autres substances diverses.

L’étude menée a permis de constater l’importance de considérer le cycle de vie complet des matériaux. Effectivement, le matériau étudié pendant sa durée utile, n’a que très peu d’impact sur l’environnement. La résine de phénol-formaldéhyde émet peu de composés organiques volatils, comparativement à l’urée-formaldéhyde. De plus, ces revêtements sont posés à l’extérieur alors que c’est surtout la qualité de l’air intérieur qui est préoccupante dans ce cas. Par contre, lors de la production de cette résine, il y a des risques autant pour l’environnement que pour la santé humaine. En fin de vie, il y a aussi le problème de la valorisation. Encore une fois, la présence de phénol-formaldéhyde complexifie le recyclage du bois présent dans le produit. L’incinération est possible, mais les émissions sont susceptibles de contenir des substances nocives.

L’analyse a également permis de remettre en question les certifications pour bois, comme cela a déjà été abordé dans une capsule précédente. Certains bois sont certifiés SFI, qui est un label créé par l’industrie forestière. Cette certification qui défend la foresterie durable mais aussi les intérêts des industriels, rend sa fiabilité questionnable. FSC, de son côté, est un label indépendant n’ayant aucun parti pris.

Les bois d’ingénierie sont populaires, car ils semblent économiques et ils le sont à l’achat. Par contre, il est recommandé de faire appel aux services d’un professionnel pour le poser, ce qui fait monter la facture. De plus, les garanties offertes ne couvrent pas tous les problèmes possibles et la durée de vie du produit est inférieure à plusieurs autres revêtements. Ce qui, sur le long terme, le rend plus dispendieux que le bois par exemple. Or, ma grand-mère me disait toujours :  on est pas assez riche pour acheter le moins cher. Il faut comprendre par là qu’il faut réfléchir au long terme. En gros, ce n’est pas le pire revêtement sur le marché, mais il y a mieux. Quelles sont donc les alternatives intéressantes? La réponse dans un prochain billet!

Et vous, comment sélectionnez-vous vos matériaux ?

Pour en savoir plus

La bataille des labels du bois 

Cycle de vie des résines pour bois avec phénol-formaldéhyde 

Parements extérieurs : choisir le plus écolo et le plus efficace

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