9 juin 2017

De plus en plus souvent, au printemps particulièrement, des milliers de Québécois sont touchés par les inondations. Encore dernièrement, il a été possible de constater à quel point certaines zones sont susceptibles d’être atteintes lors des crues printanières. 

Dans un contexte de changements climatiques, il faut absolument réfléchir aux prochaines années, puisque le niveau des eaux, selon les prévisions, va augmenter et les épisodes de pluies intenses, augmenter en fréquence et en intensité.

Les bâtiments se trouvent devant une multitude de risques, qui varient dépendamment de la région dans laquelle ils se trouvent. Effectivement, les zones côtières et le Grand Nord, par exemple, font face à des enjeux différents. Dans le cas des inondations, ce sont surtout les bâtiments construits en zones côtières et proches de cours d’eau, qui peuvent être affectés. Si on pense à l’est du Québec, c’est tant l’aspect côtier que la présence de cours d’eau qui entrent en compte. Les inondations touchent les milieux ruraux, mais également les milieux urbains, où le phénomène est amplifié par l’imperméabilisation des sols.   

Parmi les mesures d’adaptation, comme mentionné dans un billet précédent, le verdissement est une stratégie qui favorise la rétention et l’infiltration sur site de l’eau lors d’épisodes de pluie intenses. Ainsi sont limités les débordements des cours d’eau, mais aussi des égouts ainsi que les évènements de surverse des réseaux d’égouts unitaires. Pour les bâtiments existants, il est possible de construire des barrages, digues, drains et autres mesures, pour éviter que les bâtiments ne baignent dans l’eau.   Pour les nouveaux bâtiments, construire sur pilotis et bien choisir sa localisation sont les meilleures solutions. D’ailleurs quand il est fait mention d’une bonne localisation, ce n’est pas uniquement éviter les zones inondables, c’est également éviter d'accroitre le problème en imperméabilisant des zones sensibles ou en construisant sur des zones humides. Les municipalités ont donc un rôle à jouer dans les décisions à prendre.   

Au-delà de tous ces points, la façon de construire et d’habiter nos bâtiments doit aussi être posée. Est-ce indispensable d’aménager les sous-sols, plus vulnérables aux inondations? Les matériaux choisis sont-ils fiables en cas d’inondation? Les systèmes constructifs également? Bref, beaucoup de réflexions à mener en vue du changement de contexte climatique sur nos façons d’aménager, de construire et d’habiter. Prenons-nous suffisamment en compte ces considérations dans le cadre des nouveaux projets? 

 Pour en savoir plus

Synthèse des connaissances sur les changements climatiques au Québec : https://www.ouranos.ca/publication-scientifique/SyntheseRapportfinal.pdf 

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