Ça y est, le 13 décembre dernier, après moult indices avant-coureurs, le ministre de l’Environnement Peter Kent, annonçait le retrait du Canada du protocole de Kyoto. À l’heure où plusieurs paliers de gouvernement démontrent du laxisme en matière de développement durable réel, quelles sont les perspectives d’avenir en matière de bâtiment durable?
En guise de reconnaissance envers ceux qui n’attendent pas les engagements gouvernementaux pour bouger, pourquoi ne pas aborder un bon exemple? Une initiative de moindre envergure, et non de moindre audace, telle que le Défi 2030 inspire. Lancé par l’architecte américain Edward Mazria en 2002, le Défi 2030 consiste à interpeler les professionnels du bâtiment du monde entier à s’engager à concevoir des projets dont les émissions de GES sont grandement réduites, voire nulles. Ce défi s’adresse aux constructions neuves et aux réhabilitations de bâtiments anciens.
Concrètement, une organisation qui adopte le Défi 2030 s’engage à concevoir des bâtiments à consommation énergétique réduite. Voici les cibles de consommations énergétiques proposées, par rapport à un bâtiment de même type, dans une région donnée :
Réduction :
- … de 70% en 2015;
- … de 80% en 2020;
- … de 90% en 2025;
- … de100% en 2030,
Ultimement, les bâtiments devraient être carbone neutre et consommer une quantité d’énergie nulle sur une base annuelle, soit une consommation énergétique nette zéro.
Voici un court vidéo sur le Défi 2030, qui illustre une vision des émissions de GES toute autre que celle notre gouvernement.
http://www.youtube.com/watch?v=ISmShaC6qD8&feature=player_embedded
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