28 février 2013

Êtes-vous de ceux qui préconisent la réfection des bâtiments existants? Croyez-vous que ça vaut le coup, malgré les défis de conception, les mises aux normes dispendieuses et l’arrimage entre le neuf et l’existant? J’y crois. Et savez-vous quoi? Eux aussi.

Eux, c’est le consortium composé par le National Trust for Historic Preservation (Seattle, WA), Cascadia Green Building Council (Portland, OR), Green Building Services (Portland, OR), Skanskas USA (New York, NY) et Quantis USA (Boston, MA). Dans le rapport intitulé The Environmental Value of Building Reuse, ce consortium conclut que la réfection d’un bâtiment existant est souvent une solution plus durable que la combinaison démolition/construction neuve. Mieux encore, on parle d’un choix avantageux du point de vue économique et d’une façon judicieuse d’atteindre les objectifs de réduction d’émissions de GES à l’échelle des villes, États/provinces et pays. Pour en arriver là, on a étudié six bâtiments différents (résidentiel, multirésidentiel, bâtiment mixte; école primaire, entrepôt converti en condominiums et entrepôt converti en espace commercial.

 Basée sur une méthodologie étoffée, l’étude met notamment en lumière les faits suivants :

  • La réutilisation de bâtiments existants a un impact environnemental plus faible que la démolition/construction d’un bâtiment similaire (superficie, fonction et efficacité énergétique).
  • La réduction des émissions de GES peut être substantielle à l’échelle d’une ville si l’option de rénovation est choisie. À ce sujet, les calculs ont été faits pour la ville de Portland en Oregon. Dans le comté de Multnomah, la rénovation de 1% des bâtiments destinés à être démolis au cours des dix prochaines années, contribuerait à hauteur de 15% aux cibles de réductions prévues sur ce territoire.
  • Par rapport à un bâtiment existant, de performance énergétique moyenne, un bâtiment neuf et efficace nécessitera entre 10 et 80 ans pour compenser les émissions de GES émises durant le processus de construction.
  • La quantité de nouveaux matériaux nécessaire à un projet (construction ou rénovation) est directement proportionnelle à l’impact environnemental de ce dernier. Elle peut même contrer les effets positifs d’une réutilisation de bâtiment existant. Une attention particulière aux choix de matériaux est donc primordiale dès la phase de conception.

La clé de l’argumentaire économique de l’étude réside dans la structure des dépenses associées à un projet de réfection. L’une des auteures évoque qu’en comparaison avec la construction neuve, la rénovation engendre plus de dépenses en consultation et en main-d’œuvre et moins en matériaux. Elle met alors en relation la réutilisation des bâtiments avec la conservation des capitaux régionaux et la réduction de la dépendance au pétrole.

Et vous… Selon les mécanismes décisionnels en place au Québec, croyez-vous que nous avons la latitude de mettre en pratique ces principes vertueux, soit favoriser la réfection de bâtiments existants au lieu de démolir pour reconstruire à neuf?

Voici les liens qui vous permettront d’approfondir le sujet discuté. Bonne réflexion!

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