24 septembre 2015
INRS, Québec

Dans mon dernier billet je vous ai parlé de la performance énergétique des bâtiments, qu’ils soient certifiés ou non. La conclusion fut de mettre de l’avant le rôle des concepteurs dans l’atteinte d’une performance énergétique intéressante. Il y a une autre donnée qui joue un rôle important dans la performance d’un bâtiment, c’est le rôle de l’usager.

Pas de niveau de confort unique

Comment appréhender le comportement de l’usager dans le bâtiment? Quelle est la perception du confort pour chaque individu qui va interagir avec le bâtiment? Comment définir les températures de consignes? Et que dire des autres nombreuses questions que tous les concepteurs se posent avant de faire des choix définitifs quant à la gestion du confort et des systèmes mécaniques d’un bâtiment. Bref, chaque individu a une conception différente du confort, qui varie en fonction de la température, de la vitesse de circulation de l’air, de l’humidité, mais aussi de son activité, de son habillement, de son niveau de fatigue, etc.

Logiquement, il faudrait donc laisser toute la latitude possible à l’usager pour interagir sur son milieu d’usage et charger le concepteur de trancher sur ces multiples sujets. Cependant, en laissant un maximum de place à l’usager, il y a souvent une baisse du niveau de performance du bâtiment, dû souvent à une utilisation, disons peu aux faits des moyens de maitriser le confort.

Un guide pour un téléphone intelligent

Si l’on part du principe que c’est le bâtiment qui doit s’adapter à ses occupants et non pas l’inverse, il devient primordial de transmettre le savoir pour bien exploiter le bâtiment. Or, à ce jour, j’ai rarement vu une transmission de connaissance en bonnes et dues formes du meilleur moyen d’opérer un bâtiment. Lorsque l’on achète un téléphone intelligent, un petit guide vient avec nous expliquant toutes les fonctionnalités possible et imaginable de cet achat à moins de 1000 $. Ce rarement le cas lors de l’achat d’une résidence, ou d’un bâtiment commercial, à un prix pourtant beaucoup plus important… De plus, la science du bâtiment et les systèmes mécaniques évoluent rapidement depuis quelques années, et souvent se complexifie. Il serait donc utile de transmettre le savoir d’une manière ou d’une autre.

La maitrise d’usage comme réponse?

 En France, un groupe a introduit la notion d’assistance à maitrise d’usage qui consiste à accompagner « les professionnels du bâtiment et les usagers dans l’objectif d’une efficience durable du bâti ». Ce professionnel sert donc de courroie de transmission entre les concepteurs et les données techniques et parfois difficile à appréhender pour les futurs usagers, et les futurs usagers de l’édifice construit afin de leur permettre d’utiliser au mieux et au plus prés des prescriptions leur nouveau bâtiment, sans compromettre la performance énergétique de ce dernier. Et vous, que faites-vous pour arbitrez entre la performance, le confort et l’usage d’un bâtiment?

À lire :

http://vie-to-b.fr/au-coeur-de-lamu/

http://www.voirvert.ca/nouvelles/dossiers/le-facteur-humain

Ajouter un commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

CAPTCHA

Cette question permet de s'assurer que vous êtes un utilisateur humain et non un logiciel automatisé de pollupostage.
CAPTCHA visuel
Entrez les caractères (sans espace) affichés dans l'image.

Commentaires les plus récents

Le réemploi des matériaux
Le réemploi des matériaux
Des panneaux de gypse qui...
Des panneaux de gypse qui...
Brille le soleil dans votre...
Mini téléréalité des eaux...
Les coûts réels des écoquartiers

Sur la vitrine Projets Verts