19 juin 2013

Parlons gestion des eaux pluviales et inspirons-nous d'un exemple à succès: Indianapolis.

En cette période où le soleil fait parfois place aux pluies abondantes, j’ai pensé vous partager un court vidéo qui démontre les bienfaits des bassins d’infiltration à l’œuvre dans un milieu urbain.

À voir à quel point leur fonctionnement est logique et leur allure esthétique, je ne peux que jalouser les résidents d’Indianapolis et espérer que de plus en plus d’initiatives du genre naîtront au Québec. Et je ne parle pas seulement des stationnements de bâtiments certifiés LEED, mais aussi des infrastructures gouvernementales ou privées, qui pourraient à la fois contribuer à la réduction des îlots de chaleur urbains tout en évitant de surcharger les usines de traitement des eaux. Bref, la plupart des sites imperméabilisés gagneraient à faire place à davantage de surfaces poreuses dans leur aménagement paysager. Et comme la tâche est colossale, pourquoi ne pas s’inspirer d’un exemple à succès.

Au passage, j’aimerais souligner notre piètre performance en ce qui a trait à la consommation d’eau potable. En 2006, les municipalités québécoises distribuaient 777 litres par personne par jour (Environnement Canada), un chiffre de 20% plus élevé que la moyenne canadienne. On explique cet écart par les pertes dans les réseaux d’aqueduc québécois de même que par notre utilisation abusive de la ressource.

Et quels sont les enjeux rattachés aux infrastructures de gestion des eaux pluviales? Dans certains cas, c’est la santé de nos cours d’eau qui écopent de nos polluants à chaque pluie diluvienne, alors que le réseau d’égout surchargé déleste des volumes non traités vers les plans d’eau avoisinants. Parfois, ce sont des ménages québécois qui sont frappés par les inondations. Et plus indirectement, mais non sans importance, la qualité et la quantité de l’eau souterraine sont diminuées. Cette source d’eau potable a souvent pris des milliers d’années à s’infiltrer et se faire purifier dans le sol, il serait souhaitable de contribuer à sa recharge.

En plus de modeler le cycle naturel de l’eau, qui, en l’absence de surface imperméable, laisse pénétrer l’eau dans le sol, les bassins d’infiltration en zone urbaine agrémentent le paysage et permettent de bien dégager les voies de circulation.

Maintenant que la table est mise, place à l’action des bassins d’infiltration à l’œuvre lors d’une précipitation!

Eau, eaux pluviales, vidéo

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Commentaires

Soumis par Eric Dion le 2013-11-20

Faut surtout pas oublier que sous un pavé de béton permeable non-poreux, il y a un bassin d'infiltration ! Je n'ai rien contre les bassins à ciel ouvert mais les principes de densification urbaine commandent une utilisation maximale des surfaces. Profitons de l'espace dans les structures de chaussées pour infiltrer, retenir et purifier notre ruissellement urbain ! La meilleure approche selon moi est encore la parcelle de terrain qui n'aura pas été développée en opposition à celle qui aura été aménagée pour des fins d'infiltration seulement.

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