11 octobre 2018
Hôtel Montfort de Nicolet

Dans la plupart des municipalités et villages du Québec, le sujet des bâtiments religieux est d’actualité. Que ce soit parce que ces derniers présentent des signes de vétusté, coûtent chers à entretenir et opérer, ou encore parce qu’ils sont tout simplement moins occupés qu’auparavant, les citoyens et officiers municipaux sont généralement concernés par la question de l’église, du presbytère ou des lieux de résidence des religieux et religieuses.

L’activité des paroisses et communautés religieuses a constellé le territoire québécois d’une multitude de bâtiments à vocation religieuse. Aujourd’hui, faute de ressources pour les entretenir, ces institutions se départissent massivement de leurs biens immobiliers. La pérennisation de ces bâtiments de grande valeur architecturale passe donc par une transition vers des usages laïcs.

Les municipalités sont appelées à jouer un rôle de premier plan dans cette transition. Elles constituent souvent les seules organisations capables de prendre en charge des immeubles et sites de grande envergure. Cependant, les ressources manquent pour surmonter les défis techniques et règlementaires qui s’opposent à la valorisation de ces bâtiments.

En se substituant à la construction de bâtiments neufs pour loger de nouvelles activités, l'occupation des édifices existants permet de prévenir les émissions des gaz à effets de serres occasionnées lors de la construction. Ce carbone intrinsèque, induit par l’extraction, la transformation et le transport des matériaux, constituerait plus de 20% des émissions de gaz à effet de serre attribuable au cycle de vie complet d’un bâtiment.

Par ailleurs, les bâtiments religieux sont souvent idéalement situés, au cœur de leurs communautés, pour générer des déplacements courts sur des corridors achalandés. Ils sont mieux desservis par les transports collectifs et offrent des opportunités de covoiturage, réduisant d’autant les gaz à effet de serre induits par les déplacements. Ils sont également plus facilement accessibles par des modes de transports actifs non motorisés, donc non émetteurs de GES. La logique qui commande de valoriser les bâtiments existants avant de bâtir de nouvelles superficies en périphérie permet également de conserver les terrains vierges boisés en marge des villes qui agissent comme puits de carbone.

À l’heure où, par plusieurs moyens, nous tentons de contribuer à la lutte aux changements climatiques, l’équipe d’Écobâtiment se penche actuellement sur la valorisation de ces bâtiments. Les municipalités de Deschaillons-sur-Saint-Laurent, de Baie-Saint-Paul, Saint-Eustache et de Saint-Valérien ont déjà emboité le pas avec des projets novateurs. À Québec, Sainte-Élizabeth-de-Warwick, L’Anse-Saint-Jean et à Nicolet, ce sont des activités commerciales qui ont vu le jour en ces murs sacrés. Ne serait-il pas bénéfique de voir d’autres initiatives de valorisation de ce type de bâtiment prendre de l’essor?

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