27 février 2017
Des produits nettoyants «propres» pour l'environnement

Dans un bâtiment, matériaux, colles, vernis et peintures sont souvent associés au potentiel d’émettre des émissions nocives. De plus, comme on l’a vu dans le dernier billet de blogue, les retardateurs de flamme sont partout : meubles, appareils électroniques et tapis. 

Désormais, il est possible de limiter l’exposition des usagers en pensant dès la conception au matériau utilisé dans le bâtiment. Mais il faut ajouter à l’équation l’utilisation des produits d’entretien et la manière de nettoyer les locaux, qui ont aussi un impact sur l’environnement, y compris la qualité de l’air intérieur.

À titre d’exemple, chaque année, une famille au Québec utilise en moyenne de 20 à 40 litres de produits nettoyants. L’industrie ne cesse d’inventer des dérivés synthétiques de plus en plus efficaces et toujours moins chers. Ce n’est pas sans conséquences, puisque les ingrédients utilisés émettent davantage de composés organiques volatils (COV). Par inhalation en par contact avec la peau, ammoniaque, parfums, chlorures et autres sont associés à un risque accru d’allergies, d’asthme, d’irritation, de problèmes reproducteurs et endocriniens et même de certains types de cancers.

Au Canada, il n’existe aucune obligation de fournir de détails sur les ingrédients et leurs risques à long terme. Les effets aigus sont décrits ; on sait comment agir dans le cas d’une urgence, par exemple après une exposition à forte dose. Mais les effets chroniques, ceux qui subviennent après plusieurs expositions répétées, ne sont pas nommés.

Il y a heureusement des alternatives ; il faut toutefois s’assurer de la fiabilité des déclarations que l’on retrouve sur les produits. Les mots « vert », « naturel», « biodégradable » ou « écologique » ne veulent rien dire : ils peuvent être utilisés librement, sans preuve. Il faut donc se fier aux certifications officielles, comme ÉcoLogo, par exemple ; on s’assure alors de respecter  des critères stricts, vérifiés.

Ainsi, lorsque le nettoyage des locaux est donné à contrat, il est nécessaire d’inclure dans le contrat une clause sur l’utilisation de produits d’entretien écologiques. Également, il faut réfléchir aux matériaux et aux choix de ces derniers dès la conception en pensant à l’entretien futur du bâtiment en se posant un certain nombre de questions : les poudres à récurer grande efficacité et les nettoyants à vitres ultra moussants sont-ils toujours nécessaires? A-t-on réellement besoin d’un « purificateur » d’air, qui est en réalité un cocktail de produits chimiques parfumés? 

Pour en savoir plus

À la recherche des ingrédients de produits d'entretien méangers

Maison propre et jardin vert 

Produits d'entretien ménager : attention à votre santé

Guide Nettoyons écolo

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