22 janvier 2016
Édifice Fondaction, Québec

Je vous renvoie aujourd’hui vers un très bon article du Guardian. Ce dernier met l’accent sur les prochains objectifs du bâtiment durable, la santé.

En effet, les grands problèmes de la qualité de l’air sont souvent associés à la circulation des véhicules à moteur thermique et aux grands sites industriels. Cependant, comme nous aimons le rappeler à chacune de nos conférences, l’humain (ou l’homme moderne) passe environ de 75 à 90 % de sa vie dans un bâtiment. La qualité de l’air qu’il y respire est donc primordiale.

Les éléments de finition

La principale mesure, la moins dispendieuse, est de limiter l’afflux de produit chimique ou toxique dans le bâtiment. Dehors donc les composés organiques volatils (COV) par exemple. Très présent il y a encore cinq ans dans les peintures, la plupart des grandes marques du commerce proposent aujourd’hui toute une gamme de peinture sans COV. Mais les COV sont présents dans de nombreux autres matériaux, tapis, vinyle, cire de plancher (produits d’entretien), etc. Les retardateurs de flamme sont eux aussi dans le collimateur. Par exemple le polybromo diphényle-éther surnommé PBDE, est lié à des troubles du comportement comme le trouble du déficit de l’attention (TDAH). Le PBDE est utilisé depuis les années 70 environ. Depuis, il est de plus en plus fréquent d’entendre parler du TDAH. Il est donc important de vérifier la qualité de tous les produits qui entrent dans le bâtiment. La mesure principale pour améliorer la qualité de l’air est donc de limiter les apports de polluants.

Le traitement de l’air

La seconde mesure est d’assurer un renouvèlement optimal de l’air dans un bâtiment. Il fut un temps où les bâtiments n’étaient pas très étanches, le renouvèlement de l’air se faisait donc de manière « passive » (et approximative). Aujourd’hui, les règlementations ont considérablement fait progresser l’étanchéité d’un bâtiment, le traitement de l’air devient donc primordial. Il peut se faire de manière passive (via des fenêtres ouvrantes), mécanique (VRC), ou hybride (mécanique et passive). Dans tous les cas, il est important que le niveau de ventilation s’ajuste au besoin du moment.

Une autre alternative existe. De nombreux experts recommandent le pouvoir détoxifiant des plantes pour assainir l’air intérieur. Même la NASA s’y intéresse! De nombreuses listes de plantes existent, je vous en soumets une. N’hésitez pas à les consulter, c’est beau, c’est utile et ça ne coute pas très cher…

Les produits d’entretien

Un dernier apport de polluants n’est pas à négliger. Il s’agit des produits d’entretien que l’on utilise tout au long de la durée de vie du bâtiment. Ils sont souvent des apports oubliés de contaminants dans un bâtiment. Il faut donc les choisir avec soin. Les labels se développent tranquillement de ce côté-là, il y a donc de plus en plus de choix.

La santé et le confort dans un bâtiment ne sont pas juste une question de qualité de l’air. De nouvelles certifications (WELL par exemple) en sont la preuve. Des certifications plus anciennes (HQE ou LBC, entre autres) mettent depuis plusieurs années l’accent sur cet aspect important du bâtiment durable. Êtes-vous prêt à passer à l’air du bâtiment en santé?

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