30 novembre 2017
S'inspirer du passé

Comme on a pu le constater dans le cadre de cette série sur le climat et l’architecture vernaculaire amorcée lors d’un billet précédent, anciennement, les bâtiments étaient souvent plus résistants et construits selon des principes simples, mais efficaces. 

En architecture vernaculaire, l’environnement influence les décisions ; le climat est donc un facteur important. Depuis que l’énergie est aussi disponible, on se fie beaucoup trop sur son apport, plutôt que de construire selon des stratégies visant à s’adapter aux conditions extérieures. De nombreuses technologies ont été développées, mais la base est parfois oubliée.

À travers l’histoire et encore aujourd’hui, il existe plusieurs exemples de bâtiments construits selon des principes spécifiques ou à des endroits bien précis pour se protéger de la chaleur. En Chine, dans le désert, on retrouve des bâtiments à même le sol. Dans des endroits très chauds, il y a souvent ce qu’on appelle des villes blanches où tous les bâtiments portent cette couleur. C’est pareil pour les maisons troglodytes, construites à même des canyons ; l’objectif est toujours d’obtenir une fraîcheur naturelle et non artificielle. 

Le verdissement ne date pas d’hier ; les patios et les cours intérieures verdies sont d’anciens principes utilisés pour rafraîchir le bâtiment. À une certaine époque, il y avait même des toitures en gazon, qui servait d’isolation pour se protéger autant du soleil l’été que du froid l’hiver. Aujourd’hui, il existe plusieurs manières de verdir pour rafraîchir naturellement un bâtiment. En ville, où le béton est plus abondant, c’est une bonne façon de lutter contre les îlots de chaleur. Effectivement, le verdissement des toits, des murs, de la périphérie du bâtiment et d’une cour intérieure, permet de diminuer les besoins en climatisation.

Une bonne isolation permet de conserver une fraîcheur naturelle. De plus, il est recommandé de  protéger les ouvertures du soleil en ayant un moyen de les couvrir, au besoin : stores, volets, toiles, etc. Il faut aussi pouvoir protéger les façades les plus exposées au soleil.  Le verdissement est encore une fois une bonne idée et les arbres forment un écran naturel. Dans le cas du Québec, les arbres feuillus sont dégarnis en hiver, ce qui à l’inverse permet de meilleurs gains solaires lorsque c’est nécessaire. Des fenêtres ouvrantes procurent une ventilation naturelle qui permet un apport d’air frais et rafraichit naturellement. En été, c’est préférable d’ouvrir la nuit, tôt le matin ou tard le soir et de fermer en après-midi.

Il ne s’agit pas nécessairement de construire son bâtiment dans le sol pour rester au frais ; la leçon à en tirer, c’est que plutôt que de dépendre uniquement de l’énergie pour climatiser, il existe plusieurs stratégies bioclimatiques et passives, qui dépendent d’une bonne conception.

Pour en savoir plus

Architecture : 6 techniques ancestrales pour une maison fraîche en été 

7 alternatives à la climatisation des bâtiments 

Densification verte : des fiches de bonnes pratiques pour des milieux de vie en santé

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