28 janvier 2015

L’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie à Montréal s’est doté récemment d’un règlement obligeant l’installation de toitures blanches sur les bâtiments neufs à toits plats. J’en profite donc pour faire le point avec vous sur l’installation de ce type de toiture.

En premier lieu, il s’agit de comparer le toit blanc et le toit traditionnel, souvent en asphalte. De nombreuses études nous assurent que d’un point de vue financier, le toit blanc est plus rentable qu’un toit noir traditionnel. Pourquoi? Parce que la technique et les matériaux (EPDM, TDO ou autre type de membrane élastomère) utilisés pour les toits blancs augmentent la durée de vie de ce dernier jusqu’à 50 ans, soit deux fois plus qu’un toit traditionnel. En effet, les matériaux cités résistent beaucoup mieux aux variations climatiques et au rayonnement ultraviolet que les matériaux bitumineux. Ainsi, malgré un surcout d’environ 15 % à l’investissement, le toit blanc est moins dispendieux sur le long terme.

Les avantages écologiques du toit blanc par rapport au toit noir sont indéniables. Une analyse de cycle de vie complète nous permet rapidement de mesurer ces bénéfices, notamment en matière de déchets. Les membranes de toitures blanches, notamment les EPDM, sont valorisables et recyclables. Ils peuvent être réutilisées dans l’industrie automobile ou la tuyauterie par exemple. Au contraire des matériaux du toit traditionnel, qui se retrouvent trop souvent dans les sites d’enfouissement sanitaires comme déchet ultimes, c’est-à-dire non valorisables ou recyclables.

Enfin, et c’est l’une des raisons principales qui a conduit l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie a mettre en œuvre ce règlement, les toitures blanches réfléchissent jusqu’à trois fois plus de rayons solaires que les toits traditionnels, d’où une diminution importante des îlots de chaleur urbain (ICU). Inutile de rappeler ici que les ICU sont avant tout un problème estival et qu’un moyen de lutter contre ces derniers est de limiter l’absorption de chaleur durant la journée. À ce titre, les toitures blanches remplissent parfaitement leur rôle.

Dernier point, j’ai lu çà et là que les toits noirs permettraient de chauffer les bâtiments, grâce à leur capacité d’absorption. Mais il faut tenir compte du fait que l’on cherche surtout à chauffer les bâtiments en hiver, saison où les toits sont déjà blancs, à cause de la neige. De plus, un tel chauffage par le toit ne serait certes pas optimal.

Bref, je pense que c’est un pas dans la bonne direction, et à ce titre, je félicite les élus qui ont pris cette décision, après un processus de consultation publique! Et vous, que pensez-vous de cette initiative?

Pour en savoir plus :

http://newscenter.lbl.gov/2014/01/21/white-green-or-black-roofs-berkeley-lab-report-compares-economic-payoffs/

http://www.voirvert.ca/nouvelles/actualites/toitures-blanches-obligatoires-pour-les-nouveaux-batiments-toit-plat-dans-rosem

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