De la crème solaire en hiver?

Quel est le coût de la couche d’ozone? Est-ce que les crédits carbone font partie de votre budget? Je fais ici un clin d’œil à mon dernier billet qui abordait le sujet des surcoûts liés à la certification LEED. 

Les professionnels ayant eu le plaisir de jongler avec le système d’évaluation environnementale devraient notamment avoir appris que les substances qui appauvrissent la couche d’ozone, telles que les chlorofluorocarbones (CFC) et les halons, ont été progressivement éliminées du marché dans le cadre du Protocole de Montréal. Toutefois, ces substances sont extrêmement persistantes, et peuvent demeurer dans l’atmosphère pendant des dizaines d’années. 

Une démonstration naturelle inquiétante a été observée cet hiver alors que la couche d'ozone au-dessus de l'Arctique a subi une dégradation record due aux basses températures dans la haute atmosphère, révèle l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Entre le début de l’hiver et la fin du mois de mars, une diminution d’environ 40% a été enregistrée dans la région Arctique, explique l’OMM dans un communiqué publié sur son site. L’organisation souligne du même coup que le précédent record de destruction d’ozone était une perte d’environ 30% sur tout un hiver, soit une variation très importante. Toujours selon l’OMM, la situation des deux pôles est différente : le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique ne reviendra à son état d'avant 1980 qu’entre 2045 et 2060, tandis que dans l'Arctique, le retour à la normale devrait se produire entre 2035 et 2040 (de dix à vingt ans plus tôt).

J’en profite pour rappeler que la couche d'ozone protège la terre contre les rayons ultraviolets, qui peuvent notamment causer des cancers de la peau. À ceux qui pensent que les préoccupations environnementales et les systèmes d’évaluation LEED ne sont qu’une mode passagère, je répondrais que cela revient à considérer la santé et l’économie comme des modes passagères!

-

Le marché du carbone

Un peu dans le même ordre d’idée, Les Affaires organisait la semaine dernière (11 et 12 avril) le rappel de sa grande conférence sur le marché du carbone. Si le marché volontaire des crédits de carbone ne fait que vivoter et que la bourse du carbone n’est encore qu’un projet (financier ou électoral!), il n’en reste pas moins que des promoteurs, en date d’aujourd’hui, font quantifier et vérifier des réduction d’émissions de GES (gaz à effet de serre) pour aller monnayer des crédits de carbone auprès de clients intéressés. Et à ma connaissance, aucun propriétaire/promoteur n’a pas trouvé d’acheteur encore… est-ce que cela figure aussi dans votre budget de projet « plus vert » ou dans vos crédits d'innovation en design?

 

Catégorie(s): GES, LEED, Santé

Ajouter un commentaire

Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

Partout avec vous !

  • Nos flus RSS
  • Twitter
  • Facebook
  • Inscription à l'infolettre
  • Version mobile

Abonnez-vous aux blogues de Hugo Lafrance

Entrer votre courriel :


Par fil RSS

Commentaires les plus récents

Le PVC, un matériau vert?
La relève de demain est-elle...
Du gypse qui vaut de la brique
Du gypse qui vaut de la brique
La relève de demain est-elle...
La relève de demain est-elle...
Comme quoi on a jamais tout vu
Comme quoi on a jamais tout vu
Comme quoi on a jamais tout vu

Partenaires

BOMA Québec
3R MCDQ
Commission de la construction du Québec
Recyc-Québec

Nos publications

Nos publications