Notre nouveau blogueur.

Notre nouveau blogueur, ingénieur en électricité, se présente. Il nous raconte aussi son expérience du changement dans le secteur manufacturier et son plaisir pour le secteur du bâtiment durable.

Me voilà! Le petit nouveau dans ce blogue. Laissez-moi d’abord me présenter, Yanick Vaillancourt, ingénieur en électricité. Je suis aujourd’hui consultant après plus de 15 ans à travailler dans le bâtiment, mais aussi dans le secteur industriel et l’enseignement.

 

Mon intérêt pour le bâtiment durable ne date pas d’hier. Déjà en 2003, sous l’impulsion de Steve Poulin, alors que j’étais son collègue à la Société immobilière du Québec, j’ai suivi une première formation qui a piqué mon intérêt. Par la suite, je me suis impliqué dans ce qui était le chapitre du conseil du bâtiment durable du Canada, j’ai été membre dès le début et j’ai participé de manière soutenue aux activités. Par la suite, j’ai siégé pendant deux ans sur le conseil d’administration et le conseil exécutif de ce qui était devenu la Section du Québec du bâtiment durable du Canada (SQ-CBDCa). Ce fut une expérience fort intéressante pour moi. Elle m’a donné l’occasion de rencontrer des personnes extraordinaires que je côtoie encore aujourd’hui.

 

Quand on a commencé à me parler du bâtiment durable, je me suis dit ah tiens, enfin de l’innovation dans le secteur du bâtiment? Ma foi, c’est intéressant! Il faut dire qu’au début de ma carrière, j’avais eu l’occasion de goûter à l’innovation tous azimuts et que j’en avais développé l’habitude

 

Les plus vieux se souviendront qu’une crise économique nous a touchés dans les années » 90. Contrairement à celle des années ‘80, qui aura été une crise de « cols bleus » — fermetures d’usines dans ce qu’on appelle aujourd’hui les « secteurs mous » — la crise des années ‘90 a été une crise de « cols blancs » — ceux qui ont été touchés étaient les professionnels et les cadres intermédiaires et de premier niveau —. Elle aura surtout été une période charnière pour le secteur manufacturier, qui a commencé alors à bien mesurer les effets de la mondialisation.

 

Quel est le rapport avec le bâtiment vert me direz-vous? Simple, alors que je commençais ma carrière est arrivé le temps pour les entreprises manufacturières de ce que j’appellerai le « change ou meurt ». La concurrence mondiale débarquait sur leur marché en vendant des produits concurrents sous leur prix coûtant. Les entreprises ont eu deux choix : changer ou disparaître. Il existe plusieurs exemples des deux cas.

 

Le plus frappant pour moi a été ces chefs d’entreprises et cadres qui s’obstinaient dans leurs certitudes (« Eille le jeune, ça fait 25 ans qu’on fait ça de même et changer, ça va coûter bien trop cher ») ont pratiquement tous fermé leurs portes. De l’autre côté, ceux qui ont changé pour faire face à la concurrence ont réalisé qu’ils étaient devenus compétitifs non seulement sur leur propre marché, mais partout au monde. Ils sont alors devenus des exportateurs et ont connu une importante croissance.

 

Il s’est donc développé, au sein de ces entreprises maintenant de classe mondiale, ce que j’appellerai un réflexe du changement et de la remise en question qui est finalement une ouverture au changement. Pour un ingénieur, il est très intéressant de faire partie d’une équipe qui innove et repousse les limites de son champ d’expertise.

 

Ainsi, l’arrivée du bâtiment durable m’excite beaucoup. Enfin, dans cette industrie conservatrice qu’est la construction aura-t-on l’occasion d’innover vraiment en utilisant les dernières techniques d’analyse et de conception : coût du cycle de vie, conception intégrée, modes d’approvisionnement revus, solutions technologiques innovatrices, etc. Ça me plait et ça me rejoint.

 

Dans mes prochains billets, il sera question de l’apport de ma discipline – l’électricité – au bâtiment durable. Éclairage, contrôle, mesures, immotique, infrastructures technologiques ont leur place dans le bâtiment durable, encore faut-il être au courant et maîtriser ces technologies. Nous gagnons tous à partager.

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