Luminaire fluorescent à éclairage direct et indirect de dernière génération (Metalumen)

De grandes améliorations dans le monde de l’éclairage ont eu lieu au cours des  dernières années. Des progrès qui permettent maintenant, avec un peu de travail, de diminuer la consommation d’énergie pour l’éclairage de deux, quatre ou même jusqu’à dix fois ! Ça n’est pas peu dire.

Arrivé à la maison le soir, on bascule l’interrupteur et hop ! la lumière est. C’est la même chose partout où on va, la question ne se pose pas. L’éclairage artificiel électrique fait partie de nos vies depuis plus ou moins cent ans maintenant. Depuis que l’électricité est abordable et disponible, on ne se préoccupe plus de l’énergie consommée par cette fonction. Après tout, comparé au chauffage, cette consommation est négligeable n’est-ce pas ?

 

Pas tout à fait. De grandes améliorations dans le monde de l’éclairage ont eu lieu au cours des vingt dernières années et encore plus au cours des cinq dernières années. Des progrès qui permettent maintenant, avec un peu de travail, de diminuer la consommation d’énergie pour l’éclairage de deux, quatre ou même jusqu’à dix fois ! Ça n’est pas peu dire. La technologie y est pour quelque chose bien sûr mais aussi le soin accordé à la conception de l’installation, le choix des appareils et leur intégration dans l’ensemble du bâtiment jouent aussi pour beaucoup. Il sera plutôt question de l’éclairage des bâtiments commerciaux ou institutionnels mais ces observations s’adressent aussi bien aux installations industrielles que résidentielles.

 

Un peu d’histoire

 

Dans les années ‘60 et jusqu’au début des années ’90, la conception de l’éclairage dans un édifice commercial, à bureaux ou institutionnel (ci-après appelle simplement un édifice) était une tâche relativement simple qui a peu changé. En effet, un espace à bureaux typique avait assez peu de fenêtres, des plafonds suspendus de 9 pieds et on a utilisé un niveau d’éclairage de conception 750 lux. La solution pour un éclairage adéquat est devenue une habitude.

 

On s’est retrouvé avec des appareils d’éclairage à lampes fluorescentes encastrés dans le plafond suspendu, 2’ x 4’ avec quatre tubes T12 et un diffuseur prismatique et un appareil par six tuiles de plafond. Avec le temps, les concepteurs d’éclairage se sont donc un peu… engourdis. À cette époque, l’éclairage des grands espaces, tels que les gymnases ou les entrepôts industriels était assuré par des appareils à lampes au mercure. Pour ce type d’appareils aussi, la situation a beaucoup évolué.

 

Les premières améliorations technologiques sont apparues vers la fin des années ’80, début des années ’90 avec l’apparition des appareils fluorescents à tubes T8 et – grande innovation – le ballast électronique. Le résultat de cette innovation est une grande amélioration de l’efficacité énergétique de presque du double (voir tableau 1) ! Ça n’est pas rien.

 

Programmes de remplacement

 

Ainsi, dès la mise en marché de sources – et d’appareils – plus performants sont venus les spécifications mais aussi on a commencé à se demander si on ne pouvait pas remplacer les appareils existants par ces nouveaux modèles plus performants.  Pour les sources fluorescentes, on parle de conversion du T12 au T8 et, pour les appareils à haute intensité de décharge (HID), de lampes au mercure à des lampes aux halogénures métalliques. Cela a permis, dans les deux cas, de réduire environ de moitié la consommation d’énergie.

 

Ainsi, nous avons vu le début des programmes de mise à niveau ou de remplacement (« retrofit ») où les propriétaires ont remplacé leur appareils d’éclairage – ou modifié ceux-ci – par le nouveau modèle moins énergivore. Ces programmes ont connu une popularité variable avec les années, se poursuivent encore aujourd’hui et devraient connaître un regain au cours des prochaines années.

 

Mais tout n’est pas si simple. Au début, le remplacement des appareils à lui seul ne présentait pas une période intéressante de retour sur l’investissement. Diverses instances ont donc mis en place des programmes d’aide financière qui ont connu un succès inégal. Il faut aussi dire que les premières générations de ballast électroniques avaient une bien mauvaise fiabilité. Plus récemment, la conversion la plus simple est maintenant rentable d’elle-même. De plus, les distributeurs d’électricité ont des programmes d’aide à l’achat d’appareils performant. L’achat de nouveaux appareils devient donc lui aussi plus intéressant.

 

Ces programmes ont donné lieu à diverses anecdotes. Ma préférée : après le remplacement des luminaires, la capacité de chauffage de l’édifice n’était plus suffisante ! En effet, l’éclairage, dans un édifice peut compter pour 40% de la consommation d’énergie.

 

Conclusion

Nous verrons dans une prochaine capsule l’importance d’une conception adéquate de l’éclairage et son impact sur le rendement énergétique. On ne s’est attaqué qu’assez récemment à la problématique du rendement énergétique de l’éclairage. Toutefois, en plus d’offrir un rendement énergétique étonnamment important, une conception adéquate permet aussi de bénéficier pleinement des autres avantages d’une aire de travail bien éclairée.

 

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