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Le radon, élément chimique de symbole Rn, est un gaz radioactif inodore, incolore et insipide. Il résulte de la désintégration naturelle de l’uranium et du thorium dans le sol, les couches rocheuses et l’eau.

 

Son caractère gazeux lui permet d’être libéré dans l’atmosphère et, par processus de désintégration, d’émettre des particules alpha radioactives qui se fixeront sur les particules présentes dans l’air. L’inhalation de cet air contaminé peut, selon la concentration de radon, endommager l’ADN et potentiellement provoquer des cancers pulmonaires. Au Canada, le radon serait la cause de 10 % des cas de cancer du poumon, la deuxième en importance après le tabagisme.

 

On mesure la concentration de radon dans l’air en becquerels par mètre cube (Bq/m3) ou en picocuries par litre (pci/L). Un pci/L équivaut à 37 Bq/m3.

 

La ligne directrice du gouvernement du Canada établit une concentration annuelle moyenne de 200 Bq/m3 comme étant la limite recommandée pour diminuer les risques sur la santé. La relation dose-effet est linéaire, et le risque de cancer pulmonaire augmente proportionnellement avec la concentration de radon.

 

La concentration moyenne de radon dans l’air extérieur est généralement très faible (10 Bq/m3) et sans danger pour la santé, mais peut augmenter considérablement à l’intérieur des bâtiments mal ventilés présentant des voies d’infiltration pour le radon tel que :

  • des fissures dans le béton à la jonction du sol et des murs;
  • des trous ou fissures dans le plancher en contact avec le sol;
  • les puisards et les égouts.

Les concentrations en radon sont généralement plus élevées dans les structures en contact avec le sol, phénomène causé par la provenance terrestre du gaz et par la masse volumique du radon qui est huit fois plus élevée que l’air à température ambiante.

 

Deux bâtiments voisins peuvent avoir une concentration de radon complètement différente. Les caractéristiques du sol, le type de construction, l’état des fondations, le type de ventilation et le climat sont des facteurs pouvant influencer la concentration de radon à l’intérieur d’un bâtiment. La diversité des causes rend impossible la prédiction de la présence de radon dans un édifice et justifie l’utilisation d’instrument de mesure.

 

La quantité de radon dans un bâtiment peut être mesurée en moins d’un mois à l’aide de détecteurs à charbon actif, de détecteurs alpha actifs ou de moniteurs en continu. Cependant, la variation continuelle de la teneur en radon rend ce genre de test peu précis, et une mesure sur une période de trois mois et plus avec un détecteur alpha passif ou une chambre d’ionisation avec électret est recommandée pour un résultat plus précis.

 

Organisation mondiale de la Santé - Aide-mémoire sur le radon

SCHL – Le radon, Guide à l’usage des propriétaires canadiens