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CHRONIQUE SUR LA GESTION IMMOBILIÈRE

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L’apiculture urbaine gagne en popularité dans plusieurs grandes villes comme Montréal, Québec et Toronto et elle n’est pas que l’affaire de particuliers ; de plus en plus d’organisations de toutes tailles découvrent et adoptent cette pratique positive et franchement sympathique.

Parmi celles-ci, des universités, des écoles, des hôpitaux, des hôtels, des édifices commerciaux, des bâtiments à vocation publique, etc. Plusieurs entreprises spécialisées en apiculture urbaine ont d’ailleurs vu le jour pour assister les particuliers et les organisations qui souhaitent explorer et implanter cette activité.

Pourquoi l’apiculture urbaine a-t-elle débuté ?

C’est maintenant connu, un peu partout dans le monde, les colonies d’abeilles vont mal. Annuellement, 40 % d’entre elles sont décimées, principalement à cause des bouleversements environnementaux et de l’usage de pesticides en agriculture. Les pesticides affectent directement le système nerveux des abeilles et contaminent les ruches, entraînant un effet boule de neige dévastateur pour les colonies. 

Or, ces jolies petites créatures ne servent pas qu’à produire le délicieux miel, elles comptent parmi les plus importants pollinisateurs de la planète et jouent un rôle crucial dans 40 % de ce que nous mangeons ! En installant des ruches dans les villes, on crée un milieu loin des terres agricoles contenant les pesticides nocifs pour les abeilles. Ainsi, les villes sont de véritables oasis pour celles-ci. 

Une pratique simple et accessible

Il faut prévoir un budget annuel d’un peu moins de 5 000 dollars pour l’entretien de deux ruches, lesquelles hébergent une colonie de quelque 50 000 abeilles qui produiront environ 50 pots de miel. La plupart des entreprises débutent avec deux ruches et certaines en installent d’autres au fil du temps. 

L’apiculture urbaine n’est pas compliquée, mais elle requiert tout de même des connaissances techniques de base qui ne s’improvisent pas et le mieux est de se tourner vers une entreprise spécialisée. La plupart offrent un service totalement clés en main, de l’éducation et la sensibilisation des employés et clients, à l’installation et à l’entretien régulier des ruches, en passant par l’extraction et la mise en pot du miel. 

Les ruches nécessitent très peu d’espace. L’empreinte au sol de quatre ruches est d’environ 16 pieds carrés, soit l’équivalent d’une palette. Dans la plupart des cas, elles sont installées sur les toits des immeubles. L’important est de choisir un emplacement facile d’accès, loin des équipements dégageant trop de chaleur et de prévoir un point d’eau. 

Sensibilisation et éducation

Certaines personnes craignent les abeilles qu’elles confondent avec les guêpes, plus agressives, invasives et qui, par ailleurs, ne pollinisent pas. Une abeille n’attaque pas, elle travaille. Si sa colonie n’est pas menacée, jamais elle ne s’en prend à un autre être vivant. Ainsi, les ruches ne présentent aucun danger, à condition de respecter un minimum cet espace vital. 

En entreprenant ce genre de projet, il faut prévoir un travail d’éducation en amont, pour renseigner, parfois rassurer et surtout mobiliser les employés. Une fois ce travail d’éducation fait, l’apiculture urbaine suscite toujours un fort sentiment d’enthousiasme et une fierté collective au sein des organisations. 

Un impact positif pour l’entreprise

Les entreprises qui le peuvent ont choisi d’installer leurs ruches bien en vue, pour le plus grand plaisir des employés et des visiteurs. Ces installations deviennent des espaces éducatifs inédits qui contribuent par le fait même à une réputation très positive pour l’organisation. Le miel produit est source de fierté. Ces cuvées maison font l’objet d’un sympathique branding créatif pour être vendues ou remises en cadeau d’entreprise. 

Selon Alexandre McLean, cofondateur d’Alvéole apiculture urbaine, 30 tonnes de miel ont été produites uniquement à Montréal en 2016. Plusieurs entreprises lancées dans cette aventure entendent bien poursuivre et même accroître leur production. Si cette tendance se maintient, l’apiculture urbaine représentera 15 % de la production locale. En serez-vous ?

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