La Chaire de gestion du secteur de l’énergie de HEC Montréal a publié en septembre son rapport intitulé : Financement de l’efficacité énergétique : Quelles options pour accélérer la décarbonation de l’économie ?
Ce document présente les faits saillants de l’atelier « Financement de l’efficacité énergétique au Québec », organisé en mai dernier par la Chaire.
L’objectif de cette activité était de discuter des défis liés au financement de l’efficacité énergétique dans les secteurs du bâtiment et de l’industrie au Québec, tout en explorant des pistes de solution.
Lors de l’événement, cinq tables de travail ont été constituées, chacune réunissant une dizaine de participants, selon leur secteur d’expertise. Des constats et des pistes d’action ont émergé de ces discussions. En voici les principaux :
- L’appréciation des programmes de financement en efficacité énergétique au Québec demeure mitigée, en raison de leur complexité.
- Le faible coût de l’énergie au Québec réduit la rentabilité des investissements en efficacité énergétique.
- Les conditions gagnantes pour accélérer le déploiement de projets incluent : le renforcement du signal-prix de l’énergie, un accompagnement structuré, la modernisation du cadre réglementaire, une gouvernance cohérente et prévisible, ainsi qu’un meilleur accès aux données sur la consommation, la performance énergétique et les émissions de gaz à effet de serre.
- Parmi les pistes d’action proposées :
- Pour les bâtiments résidentiels : la modernisation des cadres réglementaires pour permettre l’implantation du modèle PACE, l’élargissement des options de financement, et la mise en place d’une tarification ciblant les surconsommateurs.
- Pour les bâtiments commerciaux : la diversification des mécanismes de financement, la création d’un fonds pour les rénovations, l’adoption d’un regroupement par typologie pour maximiser les économies d’échelle, ainsi que l’intégration de la performance énergétique dans les pratiques comptables et fiscales.
- Pour le secteur industriel : le déploiement de mécanismes de financement flexibles et hybrides, des fonds à faible taux d’intérêt, des obligations durables, et une collaboration renforcée entre Hydro-Québec et Investissement Québec pour intégrer l’efficacité énergétique dans les stratégies industrielles à long terme.
Enfin, pour améliorer la performance du secteur et de son financement, deux grandes priorités se dégagent :
- Centraliser l’information, les programmes et les aides afin d’en simplifier l’accès pour les consommateurs.
- Renforcer le lien entre financement et résultats, en développant des outils mieux adaptés aux besoins des consommateurs.
Le rapport été rédigé par Johanne Whitmore, chercheuse principale à la Chaire de gestion du secteur de l’énergie, et Pierre-Olivier Pineau, professeur titulaire au Département de sciences de la décision à HEC Montréal et titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie.
Source : Chaire de gestion du secteur de l’énergie

