Le 26 mars, le Centre d’écologie urbaine a lancé un guide visant à concevoir et à implanter des rues-écoles permanentes (REP), lesquelles consistent à aménager, entièrement ou en partie, les abords des établissements scolaires afin de favoriser des déplacements sécuritaires et actifs.
Ces aménagements, dont le concept est déjà bien établi dans certaines villes en Europe, visent à répondre à plusieurs enjeux, comme de sécurité, en raison de conditions de circulation dangereuses parfois présentes autour des écoles, et de santé publique, dans un contexte où seule une minorité d’enfants réussit à atteindre les niveaux d’activité physique recommandés, indique le guide intitulé Réinventer la rue devant l’école – Guide de mise en œuvre de rues-écoles permanentes au Québec.
Leur aménagement s’appuie sur plusieurs principes, dont la résilience climatique, puisque les REP peuvent permettre, entre autres, l’intégration de végétation, de verdissement et de dispositifs de gestion durable des eaux.
Trois types d’aménagements permanents ont été identifiés. Le premier est la rue « Respire », qui implique de sécuriser la rue sans la fermer à la circulation automobile. Par la suite, on trouve la rue « Caméléon », aménagée pour la fermer temporairement, puis la rue « Libre », qui signifierait la piétonnisation définitive de la rue.
Dans la province, bien que près d’une trentaine de « communautés scolaires » et de municipalités aient essayé la rue-école, dont quelques aménagements permanents à Montréal, depuis 2021, certains obstacles freinent la mise en œuvre des REP. Parmi les principaux défis, on trouve une « gestion logique fragile », la « sécurité routière » et « l’absence de normes claires ».
Source : Centre d’écologie urbaine

