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L’Université de Sherbrooke en mode éconergétique

10 mars 2019

L’Université de Sherbrooke poursuit de plus belle ses avancées éconergétiques, résultats concluants à l’appui.

En 2002-2003, l’Université de Sherbrooke entreprenait le déploiement de ses premiers projets en efficacité énergétique. Poursuivant en continu dans cette veine au fil des ans, elle a depuis réduit l’intensité énergétique des bâtiments de ses trois campus de 40,6 % et, dans cette même foulée, ses émissions de gaz à effet de serre de 55,9 %. La consommation énergétique totale, elle, a été abaissée de 7,9 %.

Ces performances s’inscrivent dans un contexte où cette institution a connu, pour la période s’étalant de 2002-2003 à 2017-2018, un développement majeur en enseignement et en recherche avec une augmentation de 57,7 % de l’effectif étudiant et de 55,1 % de la superficie des immeubles composant ses trois campus. Les projets réalisés se sont traduits par des économies d’énergie récurrentes annuelles aujourd’hui estimées à plus de 3,5 millions de dollars.

Nouvelles mesures

Loin de s’arrêter en chemin, l’Université s’engageait en 2017 dans la mise en œuvre de nouvelles mesures visant à optimiser l’efficacité énergétique de ses installations, dont ses bâtiments de recherche. Bénéficiant d’un soutien totalisant 4,8 millions de dollars des gouvernements du Canada et du Québec, cette nouvelle vague d’interventions a notamment permis la modernisation de la salle de régie de la centrale d’énergie.

À ces mesures qui génèrent des économies de plus de 150 000 dollars annuellement, tout en évitant la production de près de 800 tonnes de CO2 éq., s’ajoutait la construction de deux parcs solaires pour dynamiser la production d’énergie renouvelable destinée aux bâtiments de recherche. Ces installations seront inaugurées plus tard ce printemps.

Orientation carboneutre

Fort des résultats obtenus sur le plan de l’efficacité énergétique, l’établissement d’enseignement entend pousser encore plus en avant ses efforts au cours des prochaines années. En témoigne sa Stratégie de gestion de l’énergie et des gaz à effet de serre 2018-2022, dont les actions visent notamment :

  • la réduction de l’intensité énergétique à 1,00 GJ/m2 d’ici 2022, tout en optimisant le recours aux énergies renouvelables – elle est passée de 1,89 GJ/m2 en 2002-2003 à 1,12 GJ/m2 en 2017-2018;
  • la maîtrise des émissions de GES et de la consommation énergétique en vue d’atteindre la neutralité carbone pour 2030;
  • le déploiement de diverses innovations technologiques et sociales dans le domaine de l’énergie et de la lutte contre les changements climatiques;
  • la promotion de comportements favorisant les économies d’énergie et la lutte contre les changements climatiques auprès de la communauté universitaire.

Soulignons que l’Université levait le voile sur son premier bilan en efficacité énergétique la semaine dernière, occasion au cours de laquelle était également menée une visite de sa centrale d’énergie.

Source : Université de Sherbrooke