Le Conseil du Bâtiment durable du Canada (CBDCA) a révélé le 11 mars des données préliminaires sur le coût des rénovations majeures visant à décarboner les bâtiments au pays.
Si les plans de transition sont mis en place comme prévu, ils pourraient diminuer d’environ 40 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030, indiquent les données préliminaires du rapport Accélérer les rénovations en profondeur : un an de bilan sur les progrès et obstacles. Un coût différentiel moyen de 10 dollars par pied carré pourrait être nécessaire pour atteindre cette cible, selon le rapport.
Ces données proviennent de plus de 1 300 bâtiments ayant participé à la première année de l’Accélérateur de rénovation Purpose, lancé par Purpose Building, qui s’est échelonnée de 2024 à 2025. Un potentiel de réduction de plus de 350 000 tonnes de GES par année a également été identifié.
La création de plans et de processus aidant à prioriser les investissements, l’élaboration de stratégies de transition vers la carboneutralité, ainsi que l’évaluation des incidences sur les coûts d’investissement et l’exploration de solutions sont quelques exemples de formes de soutien dont ont pu bénéficier les propriétaires d’immeubles et gestionnaires de portefeuille participant à l’initiative. Au total, 380 plans de transition ont été finalisés, et 26 autres font l’objet d’un projet de rénovation profonde, soit au stade de conception, soit au stade des travaux.
Défis
Les données préliminaires ont aussi permis de saisir des tendances émergentes, en plus de cerner les obstacles actuels liés aux rénovations de décarbonation, selon les participants.
Au niveau de la préparation des répondants, 30 % d’entre eux ont dit avoir l’intention d’entreprendre d’autres projets de transition en 2024, puis ils étaient 55 % en 2025.
Quant aux défis :
- Financiers : 44 % des répondants trouvaient que les conditions financières s’étaient dégradées au cours de la dernière année. Parmi eux, 79 % estimaient que les coûts d’investissement étaient élevés, tandis que les longues périodes de récupération constituaient un obstacle pour 58 % d’entre eux.
- Politiques : 67 % des répondants ont mentionné que la fragmentation des politiques constituait un obstacle important.
- Technologiques : même si 46 % des répondants remarquaient une amélioration de l’abordabilité des technologies nouvelles et existantes, 62 % d’entre eux trouvaient toujours difficile d’intégrer de nouvelles technologies.
Aujourd’hui, l’initiative compte 1 700 immeubles participants, représentant une superficie brute de plancher de 38 millions de pieds carrés.
Source : CBDCA.

