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L’aluminium : un produit vert ?

25 octobre 2021
Par Josée Comeau*

Section du Québec du CBDCa CHRONIQUE DU CONSEIL DU BÂTIMENT
DURABLE DU CANADA - QUÉBEC

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Après avoir passé bien des années avec une étiquette de « marginale », l’empreinte carbone semble finalement prendre la place qui lui revient, à l’avant-plan de notre société.

Les entreprises se convertissent pour obtenir un avenir plus vert et, en même temps, la population multiplie ses gestes sur une base individuelle. En réponse à cela, de nouvelles normes de la construction visant la réduction des GES entreront en vigueur à la fin de l’année et nous devrons tous nous y adapter. Même si nous réalisions l’impossible et éliminions toutes les empreintes carbones, nous surfons sur une vague hasardeuse qui est déjà établie dans notre atmosphère et met plusieurs espèces en danger, nous y compris.

Les gouvernements tout autour du monde s’entendent de plus en plus sur une chose : nous devons procéder à une diminution rapide de nos émissions.

Une mobilisation planétaire menée de front ayant un objectif commun et positif serait-elle la solution ? Possiblement. Or, le sujet est tellement complexe que, même avec une collaboration d’envergure, notre vision reste fragmentée et nous tardons à appliquer les mesures nécessaires.

L’aluminium pour diminuer l’empreinte carbone

Au cours des dernières années, l’aluminium est devenu l’un des matériaux utilisés dans la construction pour contribuer à cette mission. Participer à ce mouvement qui regarde vers l’avant de façon objective, durable et à long terme pour préserver cette planète qui, elle, nous a si bien traités.

Il demeure tout de même un dilemme avec l’aluminium et c’est sa fabrication initiale. En effet, en deuxième usage, sa production nécessite 95 % moins d’énergie, ce qui en fait un de nos matériaux de construction relativement faciles à recycler. Toutefois, si une fois fabriqué son empreinte carbone est faible, les procédés utilisés pour la transformation des matières premières ainsi que les déchets de boues caustiques qui impactent l’environnement au site d’extraction restent problématiques dans la majorité des pays. Cette fabrication pourrait utiliser une énergie plus verte avec l’adoption de méthodes de traitement existantes durables pour les déchets caustiques.

De nouvelles occasions d'innover

Maintenant que notre gouvernement favorise l’écologie, celle-ci n’est plus considérée comme une dépense, mais plutôt comme une motivation et un catalyseur d’innovations dans le domaine de la construction. Des projets émergent ici et là et la recherche de nouveaux marchés s’intensifie de pair avec les normes et tendances qui s’ajustent.

L’aluminium deviendra donc un très bon allié pour aider à créer ce mouvement. D’ailleurs, selon les données fédérales, le Canada est reconnu comme le pays producteur d’aluminium dont l’empreinte carbone est la moins élevée au monde grâce à notre hydroélectricité et nos procédés créatifs hauts en technologie.

Ceci n’empêche pas le besoin d’une amélioration continue afin de réduire encore plus nos émissions de carbone. Peut-être devrions-nous réorienter notre vision de l’environnement à long terme? En tant qu’entreprise, nous respectons les normes prescrites. Cela dit, saisissons-nous réellement toutes les occasions existantes pour jumeler écologie et rentabilité? Simplement se conformer aux exigences ne suggère-t-il pas une incapacité à trouver de vraies solutions à long terme auxquelles tous pourraient adhérer? L’aluminium est l’une des multiples solutions que nous souhaitons mettre en lumière : un matériau de plus en plus vert et recyclable à l’infini.

De plus, si l’on se le procure auprès d’un fabricant qui utilise un procédé de revêtement écologique, on se retrouve devant un produit durable et une empreinte carbone réduite davantage.

Nous sommes ravis que les tendances pointent de plus en plus vers ce produit qui, jumelé à de multiples autres gestes, nous permet de progresser dans notre course vers un avenir vert !


*Josée Comeau est directrice des ventes chez Signé Hurtubise. Elle est bénévole au comité des communications du CBDCa-Qc.