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La Maison du développement durable remplacera son mur végétal emblématique

30 juillet 2025

Par Laetitia Arnaud-Sicari

Installé il y a 14 ans, le mur végétal intérieur actuel laissera place à un système hydroponique plus moderne et durable.

L’installation actuelle de 50 mètres a été aménagée en 2011, dès l’inauguration de la Maison du développement durable (MDD), située sur la rue Sainte-Catherine Ouest, à Montréal. Agissant comme un biofiltre naturel, il constitue l’humidificateur principal du bâtiment et contribue également à la filtration de l’air ainsi qu’à la climatisation passive de l’édifice.

« Il est arrivé en fin de vie. Il n’y avait plus de rétention d’eau et les plantes avaient du mal à survivre. La toile en géotextile était devenue saturée », explique Yacine Boumaza, gestionnaire de l’immeuble, en entrevue. « Je dirais que cela fait trois ans qu’on voyait la nécessité de le remplacer », estime Jean-Philippe Renaut, directeur général de la MDD.

Les travaux sont en cours depuis le 21 juillet et dureront six semaines. Le coût du projet s’élève à environ 160 000 dollars.

Pour le nouveau mur, le choix s’est arrêté sur une solution hydroponique en caissons. La technologie a été conçue et sera installée par New Earth Solutions, qui se spécialise dans les systèmes végétaux. L’installation accueillera plus de 2 210 plantes et 20 espèces différentes.

Photo du remplacement du mur. Crédit : Courtoisie de la MDD

« La grande similarité avec l’ancien mur, c’est l’aspect hydroponique. Le fait que le nouveau soit en caissons le rend modulaire. C’est comme un sandwich de différentes toiles géotextiles : certaines tiennent les plantes, d’autres absorbent l’eau ou la font circuler », compare M. Renaut.

La nouvelle installation devrait permettre une économie énergétique annuelle de 37 531 kilowattheures (kWh), ainsi qu’une réduction estimée de 30 à 90 % des polluants intérieurs.

« Nous voulions conserver les bénéfices que nous avions auparavant, tout en optimisant le cycle d’arrosage du nouveau mur. Par exemple, les pompes qui font recirculer l’eau fonctionnent quatre fois moins qu’avant. Cela nous permet d’économiser 3 000 kWh par an. Nous espérons que la durabilité sera bonne aussi », poursuit-il.

Sur l’aspect de la durabilité du nouveau mur, M. Boumaza ajoute : « L’ancienne technologie, c’était une seule couche de géotextile qui recouvrait le mur. Même s’il y avait certaines parties saturées, il fallait changer tout le mur. Avec la nouvelle technologie, il y a du géotextile et des éponges qui retiennent l’eau, ce qui fait en sorte que nous arrosons moins. Chaque module est un mur en lui-même. Dès qu’une partie est saturée, nous pouvons la changer et la remettre. »