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Récupérer la peinture vite fait bien fait

La récupération des résidus de peinture et de leurs contenants n’est plus une option, elle s’impose. Mode d’emploi.

Par Rénald Fortier

Maître-peintre, constructeur, gestionnaire immobilier… Vous œuvrez dans le secteur du bâtiment et contribuez à générer des résidus de peinture ? Alors vous devez nécessairement veiller à ce qu’ils soient récupérés adéquatement en vue de leur recyclage, tout comme les contenants en plastique ou en métal vides d’ailleurs.

Il faut savoir qu’une entreprise peut s’acquitter de cette responsabilité vite fait bien fait grâce au programme mis en place par Éco-Peinture, à partir du début des années 2000, pour détourner de l’enfouissement les résidus de peinture et leurs contenants. Et qui se déploie désormais dans plus de 700 municipalités et MRC québécoises.

Un système de récupération qui est de surcroît considéré comme l’un des plus performants dans le monde, lui qui s’articule aujourd’hui autour d’un réseau comptant quelque 1 200 points de dépôt, destinés au premier chef au grand public, et d’une offre de service dédiée aux entreprises consommant de grandes quantités de peinture.

Marche à suivre

Pour bénéficier du programme, les acteurs du milieu du bâtiment doivent d’abord s’assurer de l’admissibilité des produits dont ils doivent disposer. Le cas échéant, et s’il s’agit de petites quantités, ils peuvent s’enquérir de la capacité de leur fournisseur-détaillant de peinture à recevoir leurs résidus dans la mesure où il est reconnu comme point de dépôt par Éco-Peinture. Certains écocentres ouvrent aussi leurs portes aux entrepreneurs, mais mieux vaut s’en assurer auprès de sa municipalité avant de se déplacer. 

Les entrepreneurs qui génèrent de grands volumes de résidus de peinture et de contenants vides, eux, peuvent faire appel à Éco-Peinture pour obtenir un conteneur voué spécifiquement à ces matières.

« Un transporteur autorisé verra à la livraison du bac à l’endroit désigné, puis pourra effectuer la collecte une fois ce dernier rempli en procédant à son échange avec un bac vide. Il veillera ensuite à ramener le bac plein à l’usine de traitement où la peinture sera recyclée et valorisée », précise Valérie R-Martin, conseillère en communication et formation chez Éco-Peinture.

Elle souligne que dans la région de Montréal, comme c’est aussi le cas dans celle de Québec, ces grands consommateurs de peinture peuvent également disposer des résidus et contenants dans un point de dépôt spécialement aménagé pour répondre à leurs besoins. Il suffit d’obtenir un numéro d’autorisation auprès d’Éco-Peinture pour y avoir accès.

Organisme sans but lucratif regroupant 55 entreprises de l’industrie de la peinture, Éco-Peinture a contribué à la récupération et à la valorisation de plus de 60 millions de kilos de résidus de peinture et de contenants au cours de la dernière décennie au Québec. Toute la peinture récupérée est recyclée et retournée sur le marché par Laurentide Re/sources.

 

Le saviez-vous ?

Près de 55 millions de litres de peinture sont consommés annuellement au Québec, dont 40 % par les professionnels et les entreprises du secteur institutionnel, commercial et industriel.

 

Admissibles ou non ?

Produits acceptés

  • Peintures résidentielles (latex, alkyde, à l’huile, émail)
  • Peintures en aérosol
  • Teintures intérieures et extérieures liquides
  • Protecteurs à bois et à maçonnerie, vernis et laques
  • Contenants et aérosols de peinture vides

Produits refusés

  • Peintures industrielles
  • Peintures automobiles
  • Produits connexes (décapants, solvants, diluants…)
  • Produits à usage spécialisé (ex. : peinture beaux-arts)
  • Autres produits (colles, adhésifs, ciment…)
NDRL : Plusieurs entreprises sont en mesure de traiter et d’éliminer de façon sécuritaire ces matières résiduelles dangereuses.